Je n'aime pas beaucoup les expressions "gauche radicale", "vraie gauche", "gauche de rupture", etc. Pour des raisons stylistiques évidentes, ces superlatifs ne sont pas très élégants, mais surtout pour une raison de fond : être de gauche se mérite, cela ne se décrète pas.
Je n'ai jamais été directeur de cabinet salarié d'un homme politique (qui a été inculpé, puis condamné, dans des affaires de financement occulte) ; je n'ai jamais été mitterrandiste ; je n'ai jamais été franc-maçon ; je n'ai jamais été sénateur socialiste (sénateur socialiste !!!) ; je n'ai jamais voté pour le traité de Maastricht, traité que je n'ai jamais considéré comme "un compromis de gauche" ; je n'ai jamais soutenu Michel Rocard, notamment en 1993 ; je n'ai jamais cherché à magouiller avec François Hollande, notamment au congrès socialiste de Brest en 1997 ; je n'ai jamais soutenu Laurent Fabius, notamment en 2005 et 2006 ; Patrick Buisson, partisan de la "droite décomplexée" et d'un accord avec le RN, ne m'a pas invité à la remise de sa légion d'honneur.
Je n'éprouve donc pas le besoin d'affirmer que je suis de gauche. C'est une évidence depuis (presque) soixante ans.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire